Au début de ma marche chrétienne, j’étais remplie d’espérance et pourtant, je ne savais pas vraiment comment manifester ma foi. J’avais la conviction d’être active spirituellement, mais quelque chose manquait, quelque chose d’essentiel que Dieu, dans sa bonté, a choisi de m’enseigner au cœur d’une situation douloureuse.
L’ennemi s’était dressé contre l’un de mes enfants, cherchant à le pousser hors du système scolaire. Je priais, je jeûnais, je suppliais Dieu d’intervenir. Je n’avais que Lui vers qui me tourner, et je plaçais toute mon espérance entre ses mains.
Un matin, alors que je déposais mon plus jeune enfant à la crèche, un silence étonnant régnait dans la pièce malgré la présence des petits. Sur un ton léger, j’ai dit à la personne qui les gardait :
« J’espère pour vous que cela va durer. »
Elle m’a répondu calmement :
« Je l’espère… mais je n’y crois pas. »
Ses mots ont percuté mon cœur comme une vérité oubliée. Je me suis dit intérieurement : « Seigneur, à quoi sert d’espérer si l’on n’y croit pas ? Cela n’a aucun sens. »
Et aussitôt, j’ai entendu dans mon esprit :
« Pourtant, c’est ce que tu fais. Tu espères que j’intervienne dans la situation que tu traverses, mais tu n’y crois pas vraiment. »
Ce moment m’a arrêtée net. Je ne pensais pas fonctionner ainsi, et peut-être que, toi aussi, tu te reconnais dans cette manière de vivre les choses : espérer sincèrement… mais sans laisser la foi prendre toute sa place.
Si c’est ton cas, je prie que le Saint-Esprit ouvre les yeux de ton cœur et t’enseigne cette différence subtile, mais fondamentale : l’espérance regarde vers Dieu, mais la foi s’appuie sur Lui sans trembler.
Que cette vérité t’accompagne et t’aide à passer de l’attente incertaine à une confiance profonde, solide, vivante.