En parcourant la toile, étant moi-même en recherche d’un nouvel emploi dans la communication depuis plusieurs mois maintenant, je suis « fortuitement » tombé sur le témoignage de Tracey Edouard, une jeune femme qui, après une longue période de chômage, a enfin trouvé l’emploi qui lui convient. Bien plus, l’entreprise qui l’avait initialement embauchée pour un stage, a finalement décidé de créer un poste spécialement pour elle !
Sur le site xonecole.com, elle raconte comment sa foi l’a aidé à tenir dans ses moments de remise en question. Je me suis totalement retrouvée dans le profil de cette jeune femme, et me suis dit que d’autres FemmEsprits devaient, elles aussi, se trouver dans une situation similaire. J’ai donc décidé de traduire cette interview pour nous encourager à persévérer, en dépit des rejets !
Voici donc les 5 leçons que j’ai retenues de l’histoire de Tracey Edourard, et qui m’ont inspirées.
1– S’ACCROCHER À SA FOI POUR SURMONTER LA DEPRESSION

Tracey insiste sur le rôle essentiel que joue sa vie spirituelle dans sa combattivité :
« Un passage que je retiens et chéris sont les versets 5 et 6 du chapitre 3 des proverbes. Il dit « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur ; Et ne t’appuie pas sur ta propre sagesse ; Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » Ca a été mon mantra lorsque j’étais encore au chômage, et jusqu’à maintenant.
J’ai étudié à la Penn State University de 2009 à 2013, avec une option majeure en publicité et relations publiques, et une mineure en Sociologie. Après ma remise de diplôme en 2013, je suis tombée sur un emploi dans le marketing réseaux sociaux que j’aimais vraiment. Après 6 mois, est venu une série de licenciements inattendus, et j’ai fait partie de ceux que l’entreprise a licenciés. Je me suis retrouvée au chômage pendant 9 mois. Cela a été une épreuve très, très difficile pour moi car je suis le genre de personnes qui aiment réussir absolument tout ce qu’elles font. Quand ça m’est tombé dessus, ma foi était la seule chose sur laquelle je pouvais m’appuyer.
Lorsque j’ai été licenciée, j’étais dévastée et je ne savais pas ce que le futur me réservait. Ce verset m’a directement parlée et m’a appris que peu importe ce qu’il se passe, le Seigneur ne veut que mon bien. Même lorsque le chemin que vous empruntez ne vous mène pas à la destination à laquelle vous vous attendiez, vous devez lui faire confiance.
Pendant cette période, j’ai appris l’importance de rester constante dans la tempête. Il y a eu des moments où je voulais abandonner, et arrêter tous mes essais. Surtout après les sixième et septième mois de mon chômage, candidature après candidature, je me suis vraiment lassée de contacter des personnes et de ne jamais avoir de retour. J’ai réalisé combien il était important de rester authentique et de garder la foi. Le fait que votre moment ne soit pas venu ne signifie pas que ce moment n’arrivera jamais. Le stage que j’ai obtenu à Mashable m’a fait comprendre pourquoi je n’avais pas été prise à tous ces autres jobs. Aujourd’hui, je suis là où je suis censée être. Je suis là où Dieu ouvre les portes pour moi. J’apprends beaucoup, et je suis dans un très bel environnement.
J’encourage les autres jeunes femmes encore à l’université à rester des femmes de prières et à s’accrocher à la vérité. Sachez vraiment que si vous cherchez Dieu d’abord, il aplanira votre sentier et il vous accordera ce que votre cœur désire. »
2– PERSEVERER
« En tant que chrétienne, je sais combien il est important de faire confiance à Dieu quand les choses ne marchent pas. Pendant mon chômage, j’ai eu l’impression de me transformer en étudiante en théologie à plein temps ; je me suis rendue à de nombreuses études bibliques, et j’ai continué d’investir du temps dans ma vie de prière, tout en continuant de candidater à des offres d’emplois. Au bout de 9 mois, je me suis aperçue que j’avais postulé à plus de 167 offres ! »
« J’espère inspirer d’autres femmes à ne pas abandonner. Aussi douloureux le processus puisse-t-il être, émotionnellement, professionnellement ou spirituellement, vous devez savoir que la douleur a quelque chose de beau et que tout ça est nécessaire à la croissance de votre caractère. Le Seigneur ne gaspille aucune situation douloureuse, c’est vraiment ce que je crois. Tout ce que vous traversez de bon ou de mauvais a un but divin. »
3– N’HESITEZ PAS A FAIRE VOTRE AUTOPROMOTION SUR LE NET !
Avoir une longueur d’avance sur l’utilisation des réseaux sociaux a permis à Tracey de décrocher son premier emploi. Elle déclare :
« Déjà au cours de ma première année d’université, je savais que LinkedIn serait un réseau auquel les employeurs accorderaient de l’attention. Pour moi, avoir un profil LinkedIn le plus tôt possible était extrêmement important, car cela me permettait de garder des traces de tout ce que je faisais de ma première à ma dernière année d’études. Ce n’était pas comme si, lors de ma dernière année, j’avais dû fouiller dans mon parcours tout ce que j’avais fait au cours des années précédentes.
Une autre chose que j’ai rapidement fait, a été d’acheter mon propre nom. Je veux dire par là que j’ai acheté un domaine Internet qui porte mon nom. C’était aussi quelque chose de très important pour moi. Tout le monde a un nom unique, et c’est très important, même en tant qu’étudiant, de construire votre image en ligne, parce que c’est là que vos employeurs iront chercher. Lorsque vous achetez votre domaine, vous pouvez utiliser des sites hébergeurs comme wix.com, ou squarespace.com, pour créer votre site personnel. En créant votre domaine, n’oubliez pas d’être cohérent […] : prénom et nom.com. N’oubliez pas d’inclure le lien de votre site sur vos cartes de visites et votre CV. Cela facilitera l’accès de votre employeur à vos pages, sans que celui-ci ait à prendre une fausse identité pour vous trouver. Dans un tel contexte, vous devez vous montrer sous votre meilleur jour, alors pourquoi ne pas prendre les devants ? […]»
4– FAITES-VOUS FAIRE UN BON PORTRAIT POUR ATTIRER LES RECRUTEURS
« Trouvez un(e) ami(e) qui pourra prendre des photos de bonne qualité avec un bon appareil, et demandez-lui de faire des portraits de vous. Une fois que cela sera fait, prenez le temps de créer un site dont vous pourrez être fière et sur lequel vous pourrez exposer vos talents, vos réussites, et ce qui vous passionne le plus, de manière singulière. Rappelez-vous que lorsque vous postulez à un emploi, votre CV atterrit dans la boîte mail d’un recruteur, et vous pouvez être sûre que des recherches seront menées sur vous. Ces personnes taperont votre nom sur Google, et se rendront sur vos réseaux sociaux pour voir qui vous êtes vraiment. Il est bon d’être déjà présent sur le net, et de manière positive. »
5– UNE FOIS UNE OPPORTUNITE OBTENUE, DEMARQUEZ-VOUS EN OSANT
« En tant que femme noire, pour moi il est toujours question d’aller plus loin, et d’en faire plus. Quand je dis ça, je veux dire par là, ne pas attendre que 18 heures sonnent à ma montre pour quitter le travail le plus rapidement possible. S’il reste quelque chose à faire, ou une tâche qui demande des heures supplémentaires, je me porte volontaire pour les faire. Ne pas m’en tenir au statut quo d’employée typique : si vous vous en tenez à ce que l’on vous demande de faire, ce n’est déjà plus assez. Penser autrement, et essayer d’apporter quelque chose de nouveau montre que vous vous impliquez, et c’est vraiment ce que #BizChats a été pour moi. [Ce concept] a été mon défi, mon risque, mon opportunité d’aller plus loin, et c’est ce qui a payé. »
Son petit truc : envoyer des vidéos de remerciements, même après ne pas avoir été obtenu le poste auquel elle postulait !
« A l’université, avoir mon propre site et mon compte LinkedIn m’a aidé à me démarquer des autres. Mais lorsqu’il a s’agit d’entretiens et de salons de l’emploi, j’ai eu cette impression que les cartes de remerciements étaient devenues la « nouvelle vanille ». Je dis cela parce que nous sommes en train de devenir une société très vidéo-centrée. Il y a tellement de manières différentes de montrer votre gratitude après un entretien. Après chaque entretien auquel je m’étais rendue, je tournais une petite vidéo personnalisée de remerciement. Elles n’étaient jamais longues : d’environ 30 à 40 secondes. Notez que ce n’était pas difficile à faire, et si j’ai pu le faire, n’importe qui peut le faire. Je ne suis pas une experte en édition de vidéos. J’ai juste utilisé mon iPhone et des livres comme support. Dans ces vidéos, je fais référence aux sujets abordés avec l’employeur et les remercie de m’avoir reçue. Je télécharge la vidéo sur YouTube sur un compte privé, et leur envoie ensuite le lien de la vidéo.
Mon premier employeur m’a embauchée le jour où je lui ai envoyé ma vidéo ! Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais vue de réponse si créative. Je pense personnellement que créer votre propre vidéo de remerciement montre votre engagement, votre talent et votre passion. Oui, ça prend plus de travail, mais en fin de compte, si vous voulez cet emploi, ça en vaudra la peine. Cela montre que vous n’avez pas peur d’en faire plus. Les recruteurs s’attendent toujours à recevoir des cartes de remerciements. Vous voulez être la personne à présenter quelque chose d’inattendu : vous voulez montrer aux recruteurs que vous avez plus à offrir que le statut quo. »