Dans l’un des derniers articles parus en ligne la semaine dernière dans le magazine Essence, Michelle Williams, ex Destiny’s Child devenue artiste solo et depuis peu figure principale de la télé-réalité américaine« fix my choir » (« répare ma chorale »), se livre personnellement aux sujets de sa foi et de ses plus grandes réussites.
Concernant les évènements ayant le plus édifié sa foi
« L’une des plus grandes leçons de vie que je retiens est de savoir être attentive. Je me souviens être sortie avec un homme dont j’ai su dès le premier rendez-vous qu’il ne serait pas mon mari. J’ai sciemment poursuivi ma relation avec lui. Ce que je retiens de cette expérience c’est qu’il est vraiment important de savoir prêter attention à cette petite voix qui nous dit « non ». Apprenez à vous fier à votre instinct et à votre esprit. »
Sur la place de la foi dans ses relations
« J’aimerais que mon partenaire soit un croyant. Je veux quelqu’un qui croit en Dieu. Je crois en Jésus-Christ. Je lui poserai la question suivante « crois-tu à Jean 3 :16 ? », et du moment que nous y croyons tous les deux, nous pourrons parler. »
L’interprète de « Say Yes » cite également Proverbes 3 versets 5 et 6 comme étant un passage biblique qui l’aide souvent dans les temps difficiles. « Ce passage dit « reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » J’y reviens à chaque fois que je me sens perdue ou ne sais quel chemin emprunter. N’hésitez pas à questionner Dieu. Il vous parlera, vous guidera, ou vous enverra des signes. »
Sa définition du bonheur et ses plus grandes réussites
« L’une de mes plus grandes réussites est de finalement marcher dans mon appel. Je sais que je réussis lorsque des personnes viennent me voir en me disant « j’ai retrouvé la foi grâce à toi ». Un monsieur m’a twitté hier, et dans ce tweet il me disait « je me suis mis à retourner à l’église grâce à toi ». Ce sont aussi le genre de choses qui viennent confirmer que j’ai raison de croire que je suis sur la bonne voie et que j’accomplis ce à quoi j’étais appelée. J’essaie vraiment d’en arriver au point où je peux me dire heureuse de manière inconditionnelle et indépendamment des circonstances qui m’entourent. […] Je pense également que les moments où les gens peuvent lire sur mon visage que ce bonheur est authentique et découvrent ainsi ma vraie personnalité, sont les moments qui me rendent le plus heureuse.»
L’artiste nominée au NAACP Awards dans la catégorie du meilleur album gospel pour son dernier album « Journey to Freedom » répond par ailleurs aux critiques qu’on lui adresse concernant le fait qu’elle soit à la fois une artiste gospel et R’n’B :
« J’ai dû prendre tous les aspect qui s’apparentent au fait de faire de l’art. Je me demande pourquoi le séculier ne s’apparente qu’à la musique. Personne ne s’est plaint lorsque j’ai joué dans « Aida », dans « Chicago musical » ou lorsque j’ai dû jouer le rôle de Shug Avery qui embrasse Celie dans « La couleur pourpre » ! Comment se fait-il que l’on dise que je retourne ma veste uniquement lorsqu’on en vient à parler de ma musique, qui parle à la fois d’amour et de Dieu ? J’ai reçu de Dieu la mission de collaborer avec des artistes R&B tout en gardant une relation avec Lui. J’ai donc travaillé avec des personnes qui comprennent cet équilibre et conçoivent le fait que Dieu nous place parfois dans certains endroits pour se servir de nous comme des exemples. »
Bien que j’adhère totalement à cette dernière idée, je n’irai tout de même pas jusqu’à dire que cet appel nous autorise à nous mettre dans des situations aussi compromettantes que celles de « devoir » embrasser une personne (femme ou homme) pour pouvoir remplir un rôle.
Ceci dit, je reste convaincue que Dieu peut se servir de n’importe quel canal pour nous parler, nous édifier et nous rapprocher. Peu importe son caractéristique « inhabituel » ou « peu courant/familier », je n’ai aucun problème avec le fait qu’un artiste, dans son style, sorte des sentiers battus, pour peu que je puisse m’identifie à cet artiste, son témoignage et/ou sa musique, et que cette dernière m’édifie, m’aide à grandir ou m’encourage dans ma relation avec Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Raison pour laquelle je ne ressens aucune culpabilité, que j’écoute du Michelle Williams ou du Jill Scott.
Je sais que mon positionnement à ce sujet peut choquer, et que la musique est l’un des débats les plus houleux dans nos milieux évangéliques.
Qu’en pensent nos FemmEsprit ?
1 commentaire
que Dieu te protège mama c tout notre souhait et qu’il te bénisse d’avantage