Dans le cours parfois sinueux de notre vie, chaque choix laisse une empreinte. Certaines décisions éclairent nos pas, d’autres pèsent comme de lourds fardeaux. Mais il existe un repère discret, qui protège celles qui s’y fient : la crainte de Dieu. Non pas une peur paralysante, mais une révérence intérieure, un respect profond qui nous garde de franchir des frontières que nous ne percevons pas toujours, mais qui veillent sur nous avec une précision étonnante.
J’ai connu, comme tant d’autres femmes, les jours où le mariage ressemble à un ciel déchiré. J’ai traversé des tempêtes, affronté des rafales d’incompréhension, vu s’élever des murs que je n’avais pas souhaité construire. Il y a eu des heures où mon désir le plus ardent était de m’éloigner : loin de mon mari, loin de mon foyer, loin des éclats de voix et des silences trop lourds.
Pourtant, au milieu de ces vents contraires, quelque chose en moi refusait de céder à la fuite. Cette crainte de Dieu dressait une barrière invisible entre moi et l’abandon. Elle me retenait, me guidait, me rappelait que les instructions divines ne se comprennent pas toujours, mais qu’elles portent, en secret, des promesses de paix.
C’est elle qui m’a gardée, qui a protégé notre union lorsque tout semblait fragile. Et c’est grâce à elle que les projets que Dieu avait semés pour nous ont pu s’épanouir, malgré les saisons difficiles.
La Parole le dit avec une clarté cristalline dans Job 28:28 :
« Puis il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse ; s’éloigner du mal, c’est l’intelligence. »
À toutes les femmes qui avancent entre lumière et obscurité : sachez que cette crainte respectueuse est bien plus qu’un principe spirituel. C’est un fil d’or qui traverse nos décisions, éclaire nos combats et préserve nos alliances, même lorsqu’on ne voit plus la route.