Du 22 au 24 mars, l’association «Oser en Parler» a fêté ses 7 ans d’existence. L’occasion de faire le bilan de son action auprès des personnes en souffrance psycho-sexuelle.
Entretien exclusif avec son fondateur et actuel directeur, le pasteur Philippe Auzenet. Egalement expert sur le site Cmavie.tv et auteur de nombreux ouvrages.
Paul Ohlott : Comment expliquez-vous que tant de gens manifestent des troubles psycho-sexuels ?
Philippe Auzenet : Je pense que cela provient essentiellement de la libéralisation quasi totale de la pornographie sur Internet, ce qui a permis à tant de personnes de donner libre cours à leurs fantasmes, voire même de développer une certaine perversité… D’autre part, la révolution sexuelle démarrée en mai 68 atteint désormais son paroxysme : lorsqu’on se persuade qu’il est interdit d’interdire, on repousse inexorablement toute limite et toute contrainte inhérente à la sexualité. Si vous retirez les glissières de sécurité des autoroutes et les panneaux de circulation, le résultat ne se fera pas attendre… La théorie du « gender » brouille également toutes les cartes, suggérant aux jeunes qu’ils peuvent désormais changer de genre facilement au cours de leur vie. La nouvelle loi pour le « mariage pour tous », si elle passe, accentuera davantage ce brouillage en introduisant et en légalisant le fait qu’un couple, ce n’est pas uniquement l’homme et la femme, et donc le masculin et le féminin, mais deux hommes ou deux femmes qui vivent ensemble, et réclament « le droit à l’enfant ». Lorsque l’on touche au couple via le Code Civil, c’est aux fondements de la civilisation que l’on touche. On légifère pour déstructurer et brouiller encore davantage les cartes, sous des prétextes de liberté et de tolérance, mais les résultats dans 40 ans seront catastrophiques pour nos petits-enfants. Le gouvernement actuel manque, à mon humble avis, de retenue et de profondeur dans sa réflexion. Et il joue un jeu dangereux en persistant à ignorer et à insulter les millions de Français qui manifestent et s’opposent vigoureusement à ce changement de civilisation.
Paul Ohlott : qu’est-ce qui s’est aggravé ces dernières années ?
Philippe Auzenet : Beaucoup de choses ! Nous nous dirigeons tout droit dans le mur : la porno dépendance se développe considérablement, et touche des enfants en bas âge – à partir de six ans-, mais aussi beaucoup de couples mariés, provoquant des crises et des divorces. Aujourd’hui, les jeunes font leur éducation sexuelle sur Internet, et s’imaginent que l’amour est une sexualité mécanique déconnectée de la sentimentalité et du don de soi. Mais il y a pire. Nos jeunes subissent des courants de pensée désastreux, dans le genre : «Couche avec une personne du même sexe, et tu verras si tu es homosexuel(le) ou non»… Sous la pression, certains cèdent. L’homosexualité, c’est devenu un « must », une mode, nos ados hétérosexuels en subissent les influences, ce qui va favoriser le développement en eux de la bisexualité qui auparavant restait latente. «Je suis ouvert, je suis « hétéro-curieux » me dit Fabien, 17 ans. Il cherche une fille, mais aussi un garçon, pour bâtir son avenir sexuel» ! Les clubs échangistes se développent à grande vitesse, de même qu’il n’est pas rare qu’un couple utilise la pornographie pour pimenter ses relations sexuelles et mieux performer. En outre, je constate que la sexualité, pour nos jeunes, est devenue un jeu, une activité ludique, un passe-temps au même titre que les jeux vidéo. «Tous les jours, me dit Stéphane, on parle de sexe à l’école, c’est devenu très banal». Les filles prennent pour modèle les actrices porno… Elle est loin l’époque où le respect d’autrui, la morale, ou tout simplement le bon sens… représentaient des freins salutaires à ce sujet !… Lire la suite de l’interview en cliquant ICI
Source : Actualitechretienne.wordpress.com